le premier château édifié à Chenonceau

remonte au xiiie siècle,

ainsi qu’un moulin fortifié datant de 1230,

date à laquelle il est aux mains de la famille Marques.

Le pont n'existe pas encore, il ne sera construit que bien plus tard.

Ainsi, la fonction stratégique du premier château ne réside pas dans un quelconque contrôle du passage d'une rive à l'autre,

mais davantage dans une gestion du trafic fluvial sur le Cher,

entre la Sologne et le Berry d'un côté, et la Touraine et l'Anjou de l'autre.

Le Cher est alors largement utilisé dans le transport de bois,

de matériaux de construction, de sel, de vin, et de fourrage

 Il subit les dévastations de la guerre de Cent Ans,

époque durant laquelle Jean Marques

se dresse contre le dauphin Louis de Guyenne,

chef du conseil du Roi,

et livre Chenonceau aux troupes anglaises.

Chenonceau est repris par les Français en 1411,

grâce à la victoire de Boucicaut dans les prés de Vestin.

Le château est alors brûlé et rasé, ainsi que le château des Houdes, lui aussi propriété de la famille Marques.

Plus tard, Jean II Marques sollicite Charles VII 

dans le but de reconstruire un château sur le domaine.

L’autorisation lui est donnée par lettres patentes en 1432.

Le château est alors reconstruit à un autre emplacement

, et présente une architecture nouvelle :

appuyé au Cher, il délimite un espace presque carré

(de 50 x 55 m),

terrassé et maçonné, entouré sur trois côtés de fossés d'eaux vives,

le Cher fermant le quatrième en isolant le bâtiment

Il est cantonné aux angles de quatre tours rondes,

les bases baignant dans les douves,

munies de courtines,

entre lesquelles se dressent les corps de logis

, interrompus par les fortifications de la porte d’entrée.

De ce château féodal ne subsiste de nos jours que la tour sud-ouest connue sous le nom de « tour des Marques ».

Derrière le château, sur les rives du Cher, est bâti un moulin sur deux piles de pierre.

 

l’un des successeurs de Jean II,

Pierre Marques, épouse Martine Bérart,

fille d’un trésorier de France et maître d’hôtel de Louis XI.

Une mauvaise gestion du domaine entraine la famille dans de graves difficultés

financières,

qui conduisent à la saisie du fief le 3 juin 1496.

Thomas Bohier, bourgeois de Tours récemment anobli,

s'en porte acquéreur

pour 7 374 livres tournois.

Les Marques se retirent ainsi au manoir du Couldray, à Saint-Martin-le-Beau.

Thomas Bohier accorde à Pierre Marques et à sa femme,

la faculté de réméré jusqu'au 25 décembre 1498

pour 12 550 livres

Mais Pierre Marques ne pouvait s'acquitter du premier loyer

. Le 9 novembre 1499, Guillaume Marques,

frère de Pierre,

revendique le domaine en invoquant la clause de retrait lignager,

et engage des procédures

en vue de récupérer le domaine.

 

 

 

 

 

 

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